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La pureté des formes
Après l'exubérant Art nouveau, ses reliefs enroulés et ses excès de sculpture qui n'avaient aucune fonction, l'Art-Déco misait sur la pureté des formes et le raffinement, s'opposant à l'ornementation superflue fin XIXe. Son héritage vient de l'ébénisterie du siècle précédent et tire son inspiration de l'Ancien Régime.
Mais alors que l'Art nouveau privilégiait l'acajou, l'Art-Déco préfère l'ébène de Macassar, un bois d'Indonésie dont la rareté oblige à l'utiliser en minces feuilles de placage, sauf pour les pieds et les pilastres des meubles. Le palissandre de Rio, l'acajou de Cuba, le zingana, l'amarante et le sycomore étaient incrustés d'ivoire, d'écaille ou de corne. C'est la vogue du laqué oriental. C'est également le retour du galuchat, qui est la peau de la roussette, de raie ou de requin, qui fait fureur ces années-là sur les tables estivales. On colle ces peaux sur un meuble ou un dessus de bureau. Parfois aussi, on utilise des bandes d'ivoire très simplet en forme de losanges. |
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